La Recherche

Recherche transdisciplinaire et

Co-Recherche

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"L'action intersectorielle est la clé de la réussite. Néanmoins, elle reste un aspect complexe et difficile de l'élaboration et de la concrétisation des politiques"

OMS, Comité régional de l'Europe, Septembre 2015


La transdisciplinarité en santé... un outil thérapeutique encore inexploré déjà innovant


Où en est-on aujourd'hui ?


L'Ethnomédecine telle que nous la définissons ici, est un travail collaboratif transdisciplinaire en santé, c'est à dire qu'elle concerne plusieurs disciplines ainsi que plusieurs secteurs (santé, enseignement, art, etc.) dans des buts pratiques de guérison et de recherche.


Elle rejoint en cela et constitue le noeud vivant de tout un mouvement déjà développé nommé Promotion de la santé défendue par des associations ou institutions comme l'OMS, La Chaire UNESCO Educations et Santé, le RéFIPS, etc.


Mais...


L'accès à l'étude scientifique par un grand nombres de lieux, d'exemples, de données et l'ouverture aux statistiques est une véritable question. Etant donné que la science ne s'occupe que des faits qui se reproduisent un grand nombre de fois en jugeant accidentels les faits "sporadiques", elle omet que cette sporadicité est due au fait qu'il y a trop peu d'espaces et de pratiques transdisciplinaires. Ainsi, elle n'étudie la plupart du temps que des cas et des résultats qui émergent de prises en charge pluridisciplinaires et non transdisciplinaires laissant de côté, hélas, les résultats issus de prises en charge transdisciplinaires sous prétexte qu'ils sont trop peu nombreux.



Vers quelle recherche? Tous.tes des chercheurs?



Troubles du spectre autistique


Un travail de recherche en collaboration avec la Chaire UNESCO Educations et Santé est en cours concernant mon travail transdisciplinaire avec les enseignantes, éducatrices, psychologues scolaires et orthophonistes quant à la prise en charge d'enfants/adolescents "autistes". Il est question ici d'offrir à la recherche une expérience transdisciplinaire entre les secteurs de la santé et celui de l'éducation.

Sur le site web de la Chaire Unesco Educations et Santé, la page de l'étude intersectorielle (Français/Anglais) :


https://unescochair-ghe.org/the-unesco-chair-ghe/activities/intersectoral-working-in-schools-between-education-staff-and-primary-healthcare-professionals/



ici, la page décrivant ma contribution (Français/Anglais) mais aussi celle d'une maman et d'une équipe enseignante:

             

La prise en charge transdisciplinaire ne concerne évidemment pas que l'"autisme" mais également les maladies psychosomatiques et chroniques...




La Fibromyalgie


Un exemple assez marquant où l'on évoque beaucoup le stress comme cause mais où le traitement concerne surtout la douleur. Le cas d'une personne souffrant de fibromyalgie a particulièrement été frappant. Sous morphine depuis l'âge de 12 ans, l'hypnose humaniste et un accompagnement médical ont réussi sur deux années à faire disparaître les douleurs et le traitement morphinique. Cette personne alors âgée d'une trentaine d'années a pu envisager de travailler et trouver même un emploi  (voir le Petit guide facile et pratique de l'Ethnomédecine). Cette prise en charge transdisciplinaire a permis à la fois de prendre en charge la douleur mais aussi les accents inconscients. Il a surtout permis de faire le lien entre les deux. 


Ce travail de terrain rejoint une étude scientifique à propos des apports d'une prise en charge transdisciplinaire de la fibromyalgie Ici) et nul doute que des échanges fructueux puissent éclore de cette rencontre mais aussi d'une rencontre entre patients, chercheurs et professionnels. 



De la pratique aux données...


Des données aux connaissances...


Des connaissances aux pratiques cliniques et institutionnelles.


Quelles sont les valeurs défendues?



On associe la santé à l'état de bien-être physique, mental, émotionnel, environnemental, social, culturel et financier de la personne et de la famille. La santé se situe donc bien au-delà de l'absence de maladie.


L'équité en santé signifie que tout le monde devrait avoir des possibilités équitables d'atteindre un état de santé optimal sans être défavorisé par les conditions sociales, économiques, environnementales et culturelles. Ceci implique obligatoirement un rapport entre nous d'ouverture.


L'atteinte de l'équité en santé passe par la reconnaissance que tous ne partons pas sur un même pied d'égalité pour arriver à vivre en santé. L'OMS emploie le terme d'inégalités en santé. 



Ensemble?


Tout cela n'est pas que des mots et un travail considérable a déjà été fait pour mettre en relation initiatives de terrain, comme l'ethnomédecine que nous défendons mais bien d'autres également, recherches universitaires,  organismes de formation comme l'INSPé (formation des instituteurs/trices) et des échanges sont parfois proposés avec le monde politique comme le ministère de l'Education Nationale ou Santé Publique France par exemple.


http://x9jwz.mjt.lu/nl3/zIfHeQN9GZkPtV4QiybjnQ?m=AWsAAB5Dq3YAAAAORuYAAFcVJcwAAAABL5UAAbAlABiYigBkmwEZDikS5JoMS6iO-j4ta1Fb8gAX_-A&b=4307ba6c&e=53d89771&x=PK7DioPHyplvFwanROEu8R5CQ7z9WFJIZClsTtzlNh4


Au-delà des recherches et des communications entre disciplines et secteurs, ce ne sont pas que des réunions de plus. Tous nous attachons aux résultats obtenus menant ainsi les recherches. C'est ainsi que la Chaire UNESCO Educations et Santé et plus largement l'Unesco établie des études concernant ce travail intersectoriel et transdisciplinaire à partir de cas concrets, ceci dans le but de pouvoir le communiquer aux instances politiques et de réfléchir à une modification des institutions. 


https://shoutout.wix.com/so/f8OV4OdPU?languageTag=fr&cid=499e82c3-d569-42a4-a914-b71029386fcf


C'est ainsi que toutes et tous, à tout niveaux, pouvons contribuer à une amélioration de nos institutions à la fois sur des bases pratiques, notre expérience, des résultats en santé, une recherche universitaire et une communication politique.


Ici, un article réfléchissant à l'élaboration d'une recherche scientifique transdisciplinaire participative universitaire où chercheurs, professionnels et patients sont co-chercheurs :


Ici en détail le projet GEC (et GED'OC) d'une recherche transdisciplinaire d'un travail transdisciplinaire:

Vous pouvez déjà ICI rejoindre le GEC, Groupe d'Ethnomédecine du Centre!


j'ai publié un article sur la prise en charge des enfants/adolescents souffrant de troubles autistiques. j'ai été invité à écrire cet article pour discuter des trop grandes distances qui séparent les disciplines entre elles dans ce numéro dont le thème est "Résistance à la psychanalyse, résistance de la psychanalyse". Fort de mes expériences et formations en sciences comportementales, psychanalyse et hypnose humaniste, je mets en avant la nécessité de créer une relation complice et symbiotique avec l'enfant, la possibilité de sa propre participation à cette rencontre et de la dangerosité pour le thérapeute de s'enfermer dans une seule théorie et d'y enfermer par conséquent les enfants/adolescents dont il a la charge ainsi que leurs parents.



Journal de la psychanalyse de l'enfant, n°2, 2019, Editions PUF

Je partage ici un mémoire universitaire où je propose le concept d'intrusion-contenue afin de discuter la possibilité d'une relation évolutive favorable dont l'enfant/adolescent souffrant de troubles autistiques est acteur.  Les résultats sont probants, confirmés par d'autres prise en charge et constatés par les équipes éducatives et enseignantes.

La transdisciplinarité au service de la santé...


  • Parce que le lien au patient si indispensable à un retour véritable à la santé est attaqué en permanence, attaques bien souvent cachées derrière une volonté d’aider trop éloignée de la complexité du patient le réduisant le plus souvent à son symptôme. Le patient est alors attaqué dans sa complexité et sa réalité. Ce n’est pas sans conséquences. Le thérapeute/médecin par sa spécialisation attaque trop souvent à son insu la complexité du patient.
  • Parce que côtoyer d’autres thérapeutes/médecins permet à chaque spécialiste de s’ouvrir à la complexité et de ne pas rester enfermer dans un savoir trop spécialisé. Cela crée entre chaque thérapeutes/médecins une association bien supérieure au simple ajout de chaque discipline. De la même façon pour les différents professionnels de différents secteurs.
  • Parce que la thérapie n’est plus envisagée comme le rapport d’un sachant à un ignorant mais comme deux personnes qui s’investissent dans une relation thérapeutique qui fait évoluer favorablement la pathologie. La thérapie est une co-création.
  • Parce que considérer que chaque patient à en lui son chemin d’évolution permet de remettre en question notre approche culturelle de la santé et de la guérison qui sous-entend trop souvent que telle pathologie est incurable ou telle discipline inapte ou inférieure.
  • Parce que la thérapie consiste aussi à s’adapter au patient là où il en est de son histoire.
  • Parce que les thérapeutes font partit de l’environnement du patient. Leur approche relationnelle permet au patient de se considérer différemment. Cela, non dans le discours, mais dans l’attitude, le geste, la tonalité, l’écoute et la synchronicité.
  • Considérer donc la maladie comme une pathologie du lien et un fort déséquilibre entre les rêves du patient et la réalité que celui-ci a vécu jusque-là.
  • Constater que le corps des patients ne triche pas et que ces corps vont régulièrement mieux quand les rêves retrouvés côtoient le réel : expression du Soi idéal.
  • Ne pas oublier que la technologie n’est pas le fondement de la thérapie et remettre à l’ordre du jour le potentiel d’un lien entre deux humains, entre plusieurs.
  • Transformer l’errance thérapeutique en parcours thérapeutique.
  • Prendre conscience qu’une meilleure thérapeutique adviendra tout autant de ce qui nous reste à connaître sur les maladies que de ce que nous savons déjà associé à ce que nous avons à « être ».
  • Que notre croyance en l’incurabilité de certains symptômes, due à une vision étroite et univoque de la maladie, peut provoquer elle-même cette incurabilité.
  • Prendre conscience que l’attitude des soignants ou accompagnants, quelle qu’elle soit, a des conséquences.
  • Prendre conscience que, enfermé dans une discipline, le thérapeute/médecin/professionnel peut avoir la sensation inconsciente de tout savoir, que sa réponse est la bonne, que son seul point de vue est le bon.
  • Envisager les maladies et symptômes dans toutes leurs complexité et richesses au sein des institutions hospitalières, médico-sociales, psychiatriques, scolaires, etc.
  • Percevoir l'aspect préventif de la transdisciplinarité.





Les enjeux ?


  • Impulser une dynamique et un sens à des Institutions parfois désespérées et à des professionnels de santé souvent exténués (retrouver un idéal réaliste).
  • Un accès véritable à la santé, qui se trouve plus être une dynamique qu’un état, pour tous.tes.
  • Prendre conscience que des professionnels de santé ne travaillant pas dans une même dynamique fragmentent à leur tour des patients déjà souvent très dissociés.
  • Que chaque patient retrouve envie, désir et rêves ainsi que sa propre dynamique à les réaliser.
  • Qu’un retour à la santé implique une prise de conscience de soi, des autres et du monde.
  • Qu’un retour à la santé est une ouverture à la créativité (professionnelle, relationnelle, etc.).
  • Qu’un retour à la santé est une ouverture à l’apprentissage par l'expérience, à la curiosité par l’ouverture de soi-même aux autres et au monde. C’est (re)-trouver l’aptitude à se faire bouleverser par la nouveauté et l’étrangeté.
  • Qu'un retour à la santé est un retour à la curiosité, à l'exploration et à l'envie d'apprendre et de partager.
  • Questionner le risque d’une surmédicalisation de l’existence.
  • Améliorer les rapports entre professionnels de santé, patients, public et chercheurs en partageant les enjeux et les moyens nécessaires.
  • Respecter les médecines d’autres cultures qui toutes considèrent l’être humain dans sa complexité, partager avec elles leurs richesses et la richesse des disciplines modernes.
  • Un patient prend conscience de qui il est et des symptômes disparaissent d’eux-mêmes sans avoir été traités. Que peut signifier cette disparition, cette « guérison » ?
  • Par conséquent, poser cette question fondamentale : traiter le symptôme, est-ce guérir ?
  • Questionner les prises en charge institutionnelles.
  • Etc.



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